Protection : différentiels, mise à la terre et sécurité en cas de défaut
Comment le RGIE Livre 1 protège contre les chocs électriques grâce à la protection de base, la protection en cas de défaut, les différentiels, la terre et les liaisons équipotentielles.
Uitleg
Cette page résume les règles du RGIE concernant la protection contre les chocs électriques et la sécurité en cas de défaut.
Vous cherchez d'abord ce qu'est un disjoncteur, un différentiel ou un disjoncteur différentiel ? Consultez Appareils de protection.
En bref
- La protection de base empêche le contact avec les parties actives.
- La protection en cas de défaut empêche les masses d'être dangereusement sous tension.
- Les installations domestiques comportent au moins un différentiel de maximum 300 mA à l'origine de l'installation.
- Une protection différentielle de haute ou très haute sensibilité est utilisée pour les circuits sensibles et les environnements particuliers.
- La mise à la terre et le conducteur de protection restent nécessaires : un différentiel ne remplace pas l'installation de terre ni ses conducteurs.
Ce que le RGIE entend par protection
Le RGIE distingue deux types de danger :
Contact direct
Une personne touche une partie active normalement sous tension.
- La protection repose sur l'isolation, les enveloppes, les obstacles ou la mise hors de portée.
- Un différentiel de haute ou très haute sensibilité peut offrir une protection supplémentaire.
Contact indirect
Une personne touche une masse devenue sous tension à cause d'un défaut.
- La protection coupe le courant de défaut assez rapidement.
- Cela nécessite une mise à la terre, des conducteurs de protection et des protections adaptées.
Protection différentielle dans les habitations
Pour les installations domestiques basse tension, le RGIE impose au moins un dispositif différentiel dont le courant différentiel de fonctionnement ne dépasse pas 300 mA à l'origine de l'installation.
Des différentiels de haute ou très haute sensibilité sont ajoutés lorsque le risque est plus élevé ou que les règles l'imposent. En pratique, il s'agit souvent d'une protection 30 mA pour les circuits de prises, les circuits mixtes, les locaux humides, circuits extérieurs, bornes VE et certaines techniques.
| Niveau de protection | Rôle pratique | Ce qu'il faut montrer sur le schéma |
|---|---|---|
| Différentiel principal | Protection incendie et défaut à l'origine | Position, sensibilité, courant nominal et type |
| Différentiel 30 mA supplémentaire | Protection des personnes pour certains circuits | Circuits terminaux en aval |
| Disjoncteur différentiel | Protection du circuit et des défauts | Le circuit est protégé et coupé séparément |
| Mise à la terre | Chemin de référence des courants de défaut | Liaison de terre, conducteurs de protection et équipotentialité |
Mise à la terre et liaisons équipotentielles
L'installation de terre est plus qu'un piquet ou une boucle. Elle comprend la prise de terre, le conducteur de terre, la borne principale de terre, les conducteurs de protection et, si nécessaire, les liaisons équipotentielles.
Dans chaque bâtiment, la liaison équipotentielle principale est obligatoire. Elle relie les éléments conducteurs étrangers, comme les conduites métalliques, à la borne principale de terre afin de limiter les différences de potentiel dangereuses.
Que faut-il contrôler sur un schéma ?
La protection doit être visible dans le dossier. Ne vérifiez pas uniquement si « un différentiel » est dessiné.
| Question | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Un différentiel se trouve-t-il à l'origine de l'installation ? | Le RGIE y attend au moins une protection de 300 mA |
| Les circuits sensibles sont-ils répartis logiquement sous 30 mA ? | Cela limite les risques et les déclenchements intempestifs |
| Toutes les masses sont-elles reliées par des conducteurs de protection ? | Sinon la protection en cas de défaut ne peut pas fonctionner correctement |
| La structure de terre est-elle compréhensible ? | Le contrôle et l'analyse des défauts en dépendent |
| Le PV, la batterie et la borne VE sont-ils inclus dans la logique de protection ? | Les sources et les appareils puissants changent les chemins de défaut et d'alimentation |
Erreurs fréquentes
- Dessiner un différentiel 30 mA sans montrer les circuits qu'il protège.
- Ajouter une borne VE ou un onduleur PV sans revoir la structure différentielle.
- Oublier les conducteurs de protection ou la mise à la terre dans le dossier.
- Traiter les parties anciennes comme si les exceptions restaient automatiquement après une modification.
- Regrouper trop de circuits terminaux sous un différentiel sensible, avec des déclenchements gênants.